CURIE Pierre et Marie

Marie Curie, de son véritable nom Maria Salomea Skłodowska, née à Varsovie le 7 novembre 1867, morte au sanatorium de Sancellemoz situé à Passy, Haute-Savoie le 4 juillet 1934, est une physicienne et chimiste française d'origine polonaise. En 1911, elle obtient le prix Nobel de chimie pour ses travaux sur le polonium et le radium. Elle est la seule femme à avoir reçu deux prix Nobel et la seule parmi tous les lauréats à avoir été récompensée dans deux domaines scientifiques distincts. 

Pierre Curie, son époux, né à Paris le 15 mai 1859, mort à Paris le 19 avril 1906 est un physicien français. Il est principalement connu pour ses travaux en radioactivité, en magnétisme et en piézoélectricité. 

Pierre Curie et Marie Curie reçoivent une moitié du prix Nobel de physique de 1903 (l'autre moitié est remise à Henri Becquerel) pour leurs recherches sur les radiations : « en reconnaissance des services extraordinaires qu'ils ont rendus par leur effort conjoint de recherches sur les phénomènes des radiations découvertes par le professeur Henri Becquerel ». 

Marie Skłodowska arrive en France à l'âge de vingt-quatre ans pour suivre des études de sciences. 

Lors de ses recherches sur le magnétisme, elle rencontre Pierre Curie. 

Le 26 juillet 1895, à 11h30, Michel Charaire, maire de Sceaux, procède en la salle des mariages de la Mairie, à l'union de Pierre Curie et Marie Skłodowska. La cérémonie a lieu dans la plus stricte intimité. La jeune mariée est âgée de 28 ans et réside à Paris avec son père. Pierre Curie est alors professeur à l'école de physique et de chimie de la ville de Paris. Il habite Sceaux chez ses parents avec ses deux frères. C'est en 1892 qu'Eugène Curie, le père de Pierre, s'installe à Sceaux, il loue une petite maison avec jardin au 13 rue des Sablons. 

Le jeune couple, après leur mariage emménage rue de la Glacière à Paris. Le week-end, ils prennent régulièrement le train Paris-Orléans pour Sceaux où ils visitent la famille de Pierre et s'adonnent aux joies de la campagne. Au premier étage de la maison paternelle une chambre leur est réservée pour y travailler en toute tranquillité. 

En 1906, Pierre Curie meurt accidentellement sous les roues d'un véhicule parisien. Il sera inhumé le 19 avril 1906 dans le cimetière communal de Sceaux où repose déjà sa mère. Les obsèques se déroulent dans la plus stricte intimité. Dans l'assistance, on remarque cependant la présence discrète d'Aristide Briand, ministre de l'Instruction publique. 
Après ce décès, Marie revient vivre à Sceaux afin d'y retrouver une ambiance familiale loin de la célébrité de la capitale. Elle s'installe avec ses deux filles, Irène et Eve, dans une maison meublée au 6 rue du Chemin de Fer, aujourd'hui rue Jean Mascré. Une gouvernante polonaise veille sur les enfants alors que Marie se rend quotidiennement à son laboratoire du Quartier latin. Son beau-père, Eugène, emménage en 1907 avec elles dans un pavillon indépendant à la même adresse. 

Marie poursuit ses travaux, elle devient la première femme ès sciences et la première femme professeur à la Sorbonne. 

La première guerre mondiale et les répercutions du prix Nobel éloignent Marie Curie de Sceaux. Elle s'engage dans la Croix rouge et part accompagnée de sa fille Irène sur le front pour soigner les blessés. 

A la fin de sa vie, alors très malade, elle décide de se faire construire une maison bien à elle à Sceaux. Elle fait dresser des plans et établir des devis. Mais la mort l'emportera avant que la maison soit achevée. Le vendredi 6 juillet 1934, à midi, sans discours ni cortège, Marie Curie est inhumée selon sa volonté au côté de Pierre Curie dans le cimetière de Sceaux.

La Ville de Sceaux honorera à plusieurs reprises la mémoire des deux savants :

  • le Conseil municipal décide au cours de sa séance du 23 février 1907 de donner le nom Pierre Curie à la rue des Sablons,
  • en 1936, sous le ministère de Léon Blum, le lycée de jeunes filles de Sceaux prend le nom de Marie Curie,
  • le 22 octobre 1950, à l'occasion du cinquantième anniversaire de la découverte du radium, une plaque commémorative est apposée rue jean Mascré et rue Pierre Curie,
  • Enfin le 19 avril 1995, un hommage a été rendu devant la sépulture familiale au cimetière municipal à l'occasion du transfert des cendres de Pierre et Marie Curie au Panthéon le 20 avril 1995.